la légende des Dindons...

D'après d'anciens manuscrits, il est dit que les Dindons Virtuels se sont formés un soir d'août 1995, quelque part dans un appartement haut perché (sans ascenseur) près de la Gare de Lyon, dans la salle à manger pour être plus précis. 
Big Wheel et Ricky s'étaient réunis pour s'épater mutuellement avec leurs nouvelles six cordes classiques. Comme la magie opérait, même si ça jouait tout bas pour ne pas réveiller les filles de Big Wheel qui dormaient dans la pièce d'à côté, ces deux génies eurent - encore - une chouette d'idée. "Dis-donc, et si on appellait nos potes et on formait un groupe, au lieu de se galèrer depuis deux plombes sur Smoke On The Water !" C'est à peu près ce qu'ils se sont dit après la quatrième bière chaude et les chips rassis du fond du placard.

Il se trouve que Ricky avait un pote d'enfance aux doigts d'or, JP, un gratteux du feu de dios, et par le plus étonnant des hasards - incroyable ! - , le beauf de Big Wheel, Steph, était batteur à ses heures perdues après le turbin (sauf qu'il n'avait pas de batterie, enfin si, il en a une mais il la laisse chez son pote qui a plus de place dans sa maison en banlieue... Aussi, je ne sais plus s'il avait un turbin, bref.)



Quelques jours plus tard, le quatuor se réunit dans un 4 m2 quelque part dans les anciens locaux de France 2, rue Jean Goujon, dans la cave pour être plus précis. Et vas-y que je t'envoie du "Sweet Home Alabama" fleurant bon les sapins de la Caroline du Sud, et surtout le Jack Daniel's light - oui, light car Big Wheel et occasionellement JP et Steph développaient à l'époque un petit embonpoint. Pas Ricky.
C'était décidé, on ressort les grattes, on se cale un agenda et on se revoit toutes les semaines pour dépoussiérer quelques vieux tubes qui se mourraient coincés dans nos galettes de vynil.



C'était clair comme un solo de Mister Van Halen, les Dieux leur avaient donné une mission : redonner des couleurs au bon vieux rock des familles !

Il ne fallait pas faillir...


Très vite, la formation du groupe fait des envieux. Magic, enquêteur de son état, a vite vent de la chose.
Il propose ses services à la flute de Pan, pour dit-il, "apporter un surcroît de magie pendant le solo de
Sympathy For The Devil".
Malgré ses dons évidents, il sera engagé comme organiste. 
                                                                                       





Nous sommes en novembre 1995, et il faut se dépécher (ça urge, même) : un premier concert est prévu début janvier 96 en l'église orthodoxe arménienne de la rue Jean Goujon (oui, à deux pas de France 2, là où c'était avant...). Et c'est pour la bonne cause : Les Dindons doivent jouer pour les Restos du Coeur. Un bel honneur qui les fait pénétrer direct là-haut dans le sein des saints du rock n' roll pour ne jamais plus y redescendre (amen).
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